Montage d’un sedge en plume de cul de bécasse.

Une mouche simple, efficace, faite pour la pêche à la mouche. D’origine bretonne, la célèbre mouche à Jo est commercialisée par l’excellent monteur Yann Le Fèvre.

Je vous présente une version revisitée. Bon visionnage.

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Les Trichoptères.

Les Trichoptères appelés aussi phryganes, sedges ou caddis dans les pays anglo saxons jouent un rôle important dans la pratique de la pêche à la mouche.

Les pêcheurs connaissent bien ces vers jaune/olive clair à tête noire nichés dans un fourreau qu’ils ont confectionné avec du sable, des petits graviers ou des petites brindilles. En Franche Comté on les connait sous le nom de « bêtote », traine buche, ou cherfaix selon la région.

A ce stade larvaire, c’est un met de premier choix pour la pêche des salmonidés, j’en ai toujours dans ma boite à nymphe avec différents plombages afin de pouvoir m’adapter aux conditions de la rivière, cette imitation m’a permis de prendre une bonne partie de mes plus beaux poissons.

1 fourreau  Montage d’un traine-buche.

 Hameçon: TMC 100BL n° 12   

Lestage: 5 tours de  fil de plomb 5/10 ème

Corps: fourreau naturel collé à la cyano sur le plomb.

Tête: soie de montage noire.

Soie de montage: 8/0 noire JMC.

2 Larve bille

Montage d’une larve plombée.

Hameçon: JMC n°12 CP40BL.

Bille: noire 2 mm.

Corps: confectionné avec bandelette emballage, cerclé soie 8/0 marron.

Collerette: dubbing oreille de chevreuil.

Dès que le cycle nymphal est accompli, la larve quitte son étui et monte vers la surface de l’eau, à ce stade elle est très vulnérable, puis en se laissant aller au gré du courant, la nymphe se débarrasse par de multiples efforts de son enveloppe. Les poissons font souvent de gros écarts pour s’en saisir,  une rivière morte pendant une grande partie de la journée peut se mettre à bouillonner en un instant, la surface est constellée de gros remous, cet instant fantastique à la vue du pêcheur peut être aussi la perspective d’une belle bredouille, il faut bien observer le remous, souvent c’est uniquement le dos des poissons qui provoque celui ci, la truite ne se nourrissant que quelques centimètres sous la surface.

3 émergente

Montage d’une émergente.

Hameçon: TMC n°12 2487 BL.

Lestage: 5 tours de plomb JMC extra fin.

Corps: dubbing castor JMC DC2 jaune pâle + DC3 olive twisté.

Thorax: dubbing lièvre JMC poils longs.

Sac alaire: JMC DC2 jaune pâle + DC3 olive twisté.

Antennes: 2 fibres de sabre de faisan..

Soie de montage: JMC 14/0 marron.

4 émergente

Montage d’une émergente légère.

Hameçon: TMC 2488 n°12.

Lestage: 10 tours fil laiton fin.

Corps: Dubbing de castor JMC DC2 jaune pâle + DC3 olive twisté.

Thorax: 1 fibre de marabout.

Sac alaire: Dubbing de castor JMC DC2 jaune pâle + DC3 olive twisté

Antennes: 2 fibres de sabre de faisan..

Soie de montage: JMC 14/0 marron.

5 émergente

 

Montage d’une émergente de surface.

Hameçon: TMC 2487BL n° 14.

Lestage: 3 tours de plomb JMC estra fin.

Corps: tube Bodiz

Abdomen: fibres de marabout.

Sac alaire: flexicorps JMC noir.

Soie de montage: JMC 14/0 noire.

6 émergente

Montage d’une émergente de surface.

Hameçon: TMC 205BL n° 8 à 12.

Corps: confectionné avec une bandelette emballage, teinté au feutre JMC jaune + olive, passé au vernis UV JMC.

Abdomen: dubbing CDC + chevreuil.

Ailes: portion de rémige de plume Long Tail Brown JMC + quelques fibres de sarcelle grises.

Sac alaire: flexicorps JMC noir passé au vernis UV JMC.

Soie de montage: JMC 14/0 noire.

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Dès son arrivée à la surface, la larve arrête ses contorsions, le contact avec l’air fait sortir le sedge de l’enveloppe nymphale, ses ailes qui était repliées  prennent leur forme définitive.

A ce moment, le stade de l’émergence est terminée, la phrygane n’est plus en contact avec son exuvie, elle s’envole pour continuer à son tour le cycle de reproduction de l’espèce.

8 émergence

La larve et la phrygane adulte.

pupe GL

Montage d’une pupe type Gary LAFONTAINE

Hameçon: TMC 100BL n°16.

Corps: biots JMC olive.

Pupe: EP fiber marron.

Collerette: poils oreille de chevreuil.

Soie de montage: JMC n° 14/0 noire.

pupe

Last Emerger d’après Walter Reisinger

Hameçon: JMC DR30BL n°16.

Fil de montage: JMC n°14/0 marron.

Enveloppe nymphale: parawing JMC blanc.

Corps: dubbing JMC roux.

Thorax: dubbing JMC orange.

Hackle: plume de coq brun ou cree.

Ailes: 2 plumes de CDC.

Tête: soie JMC marron.

 

 

 

9 sedge10 sedge

 

Montage d’un sedge en plume de canard.

Hameçon: TMC 100 n° 16BL.

Corps: dubbing de lièvre.

Ailes: plume de canard.

Collerette: dubbing oreille de chevreuil.

Antennes: 2 fibres de sabre de faisan.

Soie de montage: JMC 14/0 noir

11 sedge

Montage d’un sedge, ailes en soie.

Hameçon: TMC 109Y BL.

Corps: dubbing fibres de CDC.

Ailes: morceau découpé dans un foulard en soie et rigidifié.

Collerette: Dubbing de CDC olive twisté.

Soie de montage: JMC n° 14/0 noire.

12 sedge

Montage d’un sedge à draguer


Hameçon: JMC DR30BL n° 16.

Corps: confectionné en foam.

Ailes: plumes de canard marron.

Collerette: quelques fibres de CDC olive.

Soie de montage: JMC noire n° 14/0.

13 sedge

14 sedge

Montage d’un sedge aile plume collée.

Hameçon: TMC 900 n° 16.

Corps: dubbing de fibres de CDC.

Ailes: plume collée sur un morceau de foulard en soie, puis teintée au feutre.

Collerette: CDC + chevreuil twisté.

Soie de montage: JMC n° 14/0 noire.

15 sedge16 sedge

Montage d’un sedge en cul de bécasse

Hameçon: TMC n° 16 900BL.

Sous corps: quelques fibres d’EP fiber marron.

Ailes: plumes de cul de bécasse.

Collerette: poils oreille de chevreuil twisté.

Soie de montage: JMC n° 14/0 marron.

z

J’ai passé en revue une bonne partie des modèles que j’emploie au gré des saisons, n’oubliez pas de cliquer sur chaque photo pour la voir en bonne définition. J’espère que vous avez passé un bon moment à lire cet article.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nymphe à vue sur la Loue.

Je pêche depuis tout gamin, né dans une famille de pêcheurs, j’ai touché à tout, pêche au coup au chènevis, au lancer léger, le brochet et le sandre au vif et au poisson mort, et enfin la truite, tout d’abord au ver « à la baulée », puis au devon, cuillère vaironnée, donzette et godille, et récemment le bar aux différentes techniques de leurres à Belle Ile,  je pense la saison prochaine essayer le lancer ultra léger.

J’ai commencé à pêcher à la mouche vers la fin des années 1970, tout d’abord au Dessoubre pendant une dizaine d’années, seule la mouche sèche y était autorisée, puis je suis venu sur la Loue, à quelques minutes de mon domicile, c’est la que j’ai commencé à pêcher en nymphe. Fréquentant pratiquement tous les parcours de pêche, AAPPMA  ou privé, j’ai eu la chance de connaitre les grosses pointures de la NAV, certains très connus, d’autres pas. Grâce à leurs conseils, j’ai progressé petit à petit dans cette technique, et progressivement j’ai arrêté les autres mode de pêche.

Je pêche maintenant uniquement à vue, si la visibilité ne me le permet pas je passe en sèche ou je ne pêche pas, les techniques aveugles ou lourdes ne m’intéressent pas. C’est mon choix personnel, chacun a le droit de pêcher comme bon lui semble.

La Loue est une rivière très connue, tout pêcheur rêve de venir au moins une fois dans sa vie pour pêcher ses ombres et ses truites, et s’essayer à la NAV, c’est une rivière idéale pour s’initier à cette technique avec des petites nymphes, sans indicateurs. Peu le font, essayant quelques heures, puis retournent à leurs habitudes, c’est vraiment dommage.

J’ai filmé cette séquence deux ans avant les pollutions de 2009 et 2010, je la présente pour essayer de montrer comment la NAV est productive et intéressante, elle est dédiée à tous les pêcheurs à vue, et à tous ceux qui voudraient franchir le pas.

Je suis désolé de la piètre qualité des images, je n’avait pas de caméra HD à l’époque, heureusement les chansons de Jean Paul DISTEL rattrapent le tout.

 

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Magic River

40° en pleine journée, une chaleur torride, cette rivière est un havre de fraicheur, une véritable oasis au milieu d’un désert minéral. J’ai pêché pas mal de rivières par ci, par là, mais celle ci restera parmi mes préférées.

Un grand merci à Ryan pour sa disponibilité et son accueil, pour la découverte de sa Magic River,  et pour les grands moments de nymphe à vue que nous avons passé ensemble.

Si ma route doit un jour passer de nouveau aux USA, sur c’est ici que je m’arrêterai de nouveau.

In challa

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Peche à la mouche en petite rivière.

J’ai surtout pratiqué la pêche à la mouche en grande rivière, ce qui me permettait de faire de beaux lancers sans beaucoup d’obstacles pour me gêner pendant que j’étirais ma soie.

Les zones les plus étroites que je fréquentais étaient les gorges de la haute Loue ou le Dèssoubre.

Depuis les tristes événements des 2010 sur les rivières Franc Comtoises, sur la Loue en particulier j’ai commencé à pratiquer sur des ruisseaux de Corrèze ou de petites rivières de moyenne montagne, dans des paysages souvent magnifiques.

Un monde nouveau s’est ouvert, j’avoue que j’y ai pris gout, les poissons sont plus petits certes, mais quelle fougue.

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Missouri Rivers.

La Missouri, depuis tout gamin, amateur de westerns ce nom me faisait rêver, le rêve s’est réalisé, c’est avec une canne à la main que j’ai arpenté ses rives.

Séquence casse et décroches.

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Une rivière mythique, Henry’s Fork river.

Je songeais depuis un bon moment retourner aux USA, un précédent séjour d’une quinzaine de jours m’avais permis de visiter et pêcher à l’intérieur du parc de Yellowstone la Slough Creek, la Madison, la Lamar et la Yellowstone. La vue de ces paysages magnifiques, ces immensités sans clôtures  m’avait donné l’impression d’être libre et de respirer sans contrainte.

Revenu en Franche Comté, la dure réalité est resurgie, les multitudes de contraintes pour la pratique de la pêche à la mouche, les espaces naturels réduits à l’état de confettis, le stress permanent qui nous entoure, puis les tristes épisodes des rivières Franc Comtoises m’avait donné l’envie impérieuse de retourner aux Etats Unis. En échange de quelques photographies pour illustrer ses films, Alain MORIZOT m’avait donné quelques DVD, celui de la Henry’s Fork et de la Silver Creek m’avaient enchanté,

Je voulais maintenant connaitre les rivières de l’Utha, de l’Idaho et du Montana, j’en était encore à l’état de projet quand Gérard, un ami me proposa de partir pour trois semaines dans un superbe ranch en Idaho, distant seulement de 30 mn de la Henry’s Fork. Une telle opportunité ne pouvais pas se refuser, qu’il en soit ici sincèrement remercié.

Ce séjour nous a amené à pêcher la Madison, la Missouri, La Henry’s Fork, la Fall river et la Magic river, ce film est le premier des trois reportages que je passerais sur ce séjour.

Je vous souhaite de passer un bon moment.

 

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Pêche électriques sur la Loue

Suite aux mortalités de 2009 et 2010, une grande campagne d’étude à été lancée pour arriver à comprendre les causes de ces hécatombes. Scientifiques Français et Suisses se penchent sur les mesures à adopter pour redonner à la Loue la réputation qu’elle tenait dans le tourisme pêche.

Une campagne de pêche électrique à grande échelle à été faite l’an passé, cinq Fédérations de pêche étaient présentes pour étudier les zones de la haute Loue, cette année la Fédération de pêche du Doubs renouvelle ces pêches sur la moyenne Loue et le Lison.

Cléron aux Iles en Gon et Lizine ont été fait, Grognard à Cléron et Nans sous Ste Anne sur le Lison n’ont pas pu être effectués pour cause de niveaux trops forts.

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Les stations qui n’ont pas pu être pêchées le seront la semaine prochaine:

Mardi 27 juillet après midi, Cléron à Grognard.

Mercredi 28 journée: Chenecey Buillon.

Jeudi 29 journée : Cessey/Chouzelot.

Beaucoup de choses sont dites sur les forums, bien souvent par des personnes extérieures à la région qui assurent qu’il n’y a plus de poissons, d’autres au contraire en voient partout, mais ces derniers propos sont souvent le fait de personnes qui n’agissent pas de manière désintérèssée.

Et si pour une fois, vous abandonniez vos cannes, et veniez voir sur place les résultats , participer aux pêches et discuter avec des personnes motivées qui vivent leur métier avec passion dans des conditions souvent difficiles, vous pourrez leur demander ce qu’ils pensent de l’avenir de cette rivière.

Pour ma part, c’est toujours avec plaisir que je réponds présent, pouvoir se rendre utile pour la Loue est une chose que peu de personnes connaissent.

CHICHE !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire d’une souris !!!

J’ai vu à l’EWF de Munich de très bons facteurs de mouches, parmis eux Edouard ZAUNER m’a particulièrement séduit.

Très sympathique,  affable, l’homme n’est pas avare de conseils, disponible il transmet ses tours de mains sans aucune arrière pensée. La maitrise avec laquelle il monte ses modèles est impressionante, le public l’a vite repéré, il y avait foule sur son espace de travail, ses dubspeed sont de bons outils pour la confection rapide de dubbing, je pense prochainement me laisser tenter par un de ses modèles.

Merci Edouard pour tes démonstrations.

 

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MUNICH, EWF 2013.

Un rapide aperçu du plus beau salon en europe  consacré uniquement à la pêche à la mouche, EWF à Munich.

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